Située dans le quartier Sainte-Catherine elle était appelée autrefois Hobelin.

C’est une famille – la famille Hobelin – qui a donné le nom primitif de cette rue qui monte vers la charrière de Grâce. Mentionné en 1589, il disparaît avec la fondation en 1614-1615 du couvent des Capucins grâce à la générosité de quelques bourgeois honfleurais. S’il n’en reste aucune véritable trace aujourd’hui, ce couvent avait des proportions importantes puisque la chapelle et les bâtiments conventuels s’étendaient sur une longueur de 60 mètres : « En 1792, le couvent fut évacué et converti en écurie, note l’historien Charles Bréard dans son ouvrage, « Vieilles rues, vieilles maisons de Honfleur ». Il fut ensuite mis à la disposition de la gendarmerie puis transformé en salle de spectacle. » C’est également dans cette rue que se sont installées au N° 33 les sœurs de Bonsecours, dont la congrégation a aussi disparu.

Deux édifices se distinguent sur cette voie parmi les plus anciennes de la ville. Au N° 13, l’ancienne maison d’armement de Bermon et Rigoult. Fondée en 1730, son activité était concentrée sur le commerce de Guinée. Rachetée en 1765 par Jacques-Elie Rolland, ingénieur des Ponts et chaussées, elle hébergea le compositeur Gréty, en 1778, lorsqu’il vint à Honfleur pour rétablir sa santé altérée. Cette grande bâtisse a finalement été acquise par la ville en 1852 et est devenue le presbytère Sainte-Catherine. Enfin, un peu plus haut, au N° 25, se trouve l’ancienne propriété du corsaire Jean Doublet. De style Louis XIII, son acte de naissance est gravé dans une cartouche de la façade : 1627.

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